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Highlights

[Cycle d'ateliers métropolitains] Grand Bologne, série de webinaires

  • Starts: Sep 30, 2020
  • Ends: Nov 04, 2020
  • Location: Virtual
  • By: AViTem, CMI, AFD,
 
  • San Petronio, Piazza Maggiore and Palazzo d'Accursio, photo taken from the top of Torre degli Asinelli, Bologna, Italy. Used under CC by Luca Volpi
  • Objectifs

     

    L’Atelier du Grand Bologne entre dans le cadre du partenariat entre le Centre pour l’Intégration en méditerranée et l’AVITEM concernant l’organisation du cycle d’ateliers métropolitains conclu en 2018 et renouvelé annuellement depuis. Chaque cycle rassemble une promotion diversifiée d’environ 25 auditeurs, intéressée mieux comprendre la gouvernance de métropoles méditerranéennes et s’informer sur les initiatives et réponses qui peuvent être apportées pour faire face à leurs multiples défis.

     

    Co-organisé par l’AVITEM, le CMI et l’AFD, le cycle 2019 était composé de 3 ateliers en immersion, respectivement :

    • Casablanca (Avril 2019)
    • Nice (Juin 2019)
    • Bologne, décalé à octobre 2020 du fait de la situation sanitaire, et regroupe les auditeurs de la promotion 2019 ainsi que quelques auditeurs de la nouvelle promotion 2020-2021.

    Au travers de 6 webinaires, les auditeurs ont notamment abordé des thématiques diversifiées telles que le contexte géographique, socio-économique et historique de la ville, les politiques de réhabilitation du centre-ville, les politiques de mobilité à l’échelle métropolitaine et la résilience territoriale face aux risques, particulièrement ceux relatifs au changement climatique

     

    Contexte de Bologne relatif à la résilience territoriale au changement climatique 

     

    Métropole de près d’un million d’habitants, Bologne constitue un cas d’études intéressant en matière de résilience territoriale au changement climatique. Elle est une ville pionnière :​

    • Dans la mise en place de politiques de réhabilitation du centre-ville
    • Dans son approche de la planification règlementaire pour limiter l’étalement urbain
    • En matière d’ambition climatique, anticipant d’arriver à la neutralité carbone dès 2040 soit avec 10 ans d’avance par rapport aux objectifs gouvernementaux.
    • En matière de gouvernance, Bologne constituant un exemple original de construction métropolitaine « par le bas » et non imposée aux acteurs locaux.

    Retour sur la séquence "Résilience territorile dans un contexte de crise" du 22 octobre 2020 

     

    La résilience territoriale peut être définie comme « la capacité des acteurs d’un territoire (individus, communautés, institutions, entreprises) à anticiper, à réagir et à s'adapter aux perturbations, brutales ou lentes, auxquelles il doit faire face ». L’approche par la résilience territoriale implique de rassembler différents secteurs et territoires pour faire face aux défis.

     

    Durant cette session, Frédéric de Dinechin, chargé de programmes au Centre pour l’intégration en méditerranée (CMI), a posé le cadre général des effets du changement climatique en Méditerranée, l’une des régions du monde les plus touchées par ce phénomène. Il a insisté sur les vulnérabilités de cette région en particulier auprès de populations les plus pauvres du Sud et de l’Est. Enfin, il a présenté le récent rapport de la Banque mondiale « Poverty and Shared Prosperity 2020 » qui évalue l’impact dramatique de la crise sanitaire et insiste sur le fait que la combinaison climat – conflit – covid fait augmenter la pauvreté, faisant émerger une catégorie de nouveaux extrêmes pauvres urbains.

     

    Les présentations qui ont suivi a mis l’accent sur les outils développés pour faire face à ces défis : Raffaella Gueze, responsable développement durable à la ville de Bologne, a insisté sur la démarche de collaboration avec le milieu universitaire pour développer un indicateur du bien-être climatique, ce à partir d’une analyse fine à la fois du ressenti des habitant (par exemple en matière de confort thermique) et des caractéristiques du territoire urbain. Les données produites en matière de fragilité climatique (ilots de chaleur) ont ensuite été intégrés au plan d’urbanisme.

     

    De son côté, Michel Salem Sermanet, Directeur général d’Efficacity, a présenté cet institut de recherche et développement français associant organismes publics de recherche, groupes industriels et d’ingénierie privée et acteurs des territoires. Efficacity apporte un appui notamment à deux niveaux : 1) celui des quartiers bas-carbone, en développant des outils d’aide à la conception, par exemple en matière énergétique ; 2) celui des innovations urbaines en expérimentant certains dispositifs, par exemple par l’installation de points de stockage d’énergie sur la dalle de La Défense dans l’agglomération parisienne.

     

    Par la suite, Michele Sachietti, responsable au département de planification territoriale de la métropole de Bologne (Città metropolitana) a présenté le plan territorial métropolitain (PTM) lequel vise à réduire la consommation d’espaces agricoles à 3% d’ici 2050, tout en définissant de manière originale les écosystèmes à préserver, chacun avec ses caractéristiques propres : écosystèmes naturels, agricoles et urbains.

     

    Enfin, Giovanni Ginocchini, directeur de la Fondazione Innovazione Urbana, organisme dédié à la transformation urbaine, économique et écologique de la ville de Bologne, par l’implication des citoyens. Celui-ci a mis l’accent sur plusieurs outils développés dont une collecte participative de données à l’échelle de quartiers, ainsi que des expérimentations par exemple, la mise en place de pistes cyclables suite à la crise sanitaire (coronapistes).

     

    Ressources