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Il est temps de remettre sur pied l’enseignement public en Jordanie

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Sep 17, 2015 / 0 Comments
   

Pour 2015, les résultats à l’examen de fin d’études secondaires dans les établissements publics jordaniens indiquent un échec général dans 338 écoles, soit 13 de plus que l’an dernier. Ces résultats ont été un coup de massue pour qui s’intéresse à l’éducation en Jordanie, en raison du nombre d’établissements concernés mais aussi et surtout de ce qu’ils ont révélé au grand jour, à savoir un problème de taille dans le système éducatif du pays.
 
Les écoles qui n’ont enregistré aucune réussite à l’examen représentent 27 % du nombre total d’établissements publics du secondaire, ce qui constitue un pourcentage très élevé en soi. En étudiant la répartition géographique de ces écoles, le problème apparaît comme plus complexe encore. On relève, par exemple, que dans sept départements, la proportion d’établissements en situation d’échec atteint plus de 50 %, ce taux grimpant même à plus de 75 % au Shawbak, dans le sud du pays. En gros, ces écoles se concentrent dans les régions et provinces rurales et pauvres, preuve que le problème relève fondamentalement du développement, et non de l’éducation en tant que telle. La plupart de ces régions accusent en effet des taux élevés de pauvreté et de chômage, et sont en outre défavorisées par rapport aux principaux gouvernorats, comme celui d’Amman. Ce problème n’a été décelé qu’en raison de l’intérêt inédit qu’a manifesté par le roi Abdallah II pour ces questions.
 

Continuer à lire cet article sur le blog de la Banque mondiale ici.

Dr. Musa Shteiwi

Musa Shteiwi est directeur du Centre d’études stratégiques de l’Université de Jordanie. Il possède plus de vingt ans d’expérience dans l’enseignement et la recherche en sociologie politique, droits de l’homme, développement et égalité des sexes. Son parcours professionnel inclut également des activités de conseil auprès du gouvernement, de l’ONU, de la Banque mondiale, d’organisations internationales et d’instituts de recherche. Il a apporté un soutien technique à l’Égypte, à Bahreïn, au Koweït, à Oman et à la Jordanie en matière de politiques sociales. Il s’est vu décerner le prix de l’encouragement de l’État pour son travail sur le genre et l’égalité hommes/femmes et a publié plus de 35 articles et ouvrages portant sur le développement, les politiques sociales, la pauvreté, le chômage, la condition de la femme, les classes sociales, la société civile et les formations politiques et la jeunesse.

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